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Camouflage contre-illuminateur

1970
Laboratoire de recherche marine étudiant le camouflage par contre-illumination chez les animaux mésopélagiques.

(Image générée à titre d'illustration uniquement)

De nombreux animaux mésopélagiques utilisent la bioluminescence pour se camoufler grâce à une stratégie appelée contre-illumination : ils possèdent des organes photophores sur leur face ventrale qui génèrent une lumière dont l’intensité et la couleur correspondent à celles de la lumière solaire ou lunaire descendante. Ceci efface efficacement leur silhouette lorsqu’ils sont observés par en dessous, les dissimulant ainsi aux prédateurs chassant dans les profondeurs.

La contre-illumination est une forme sophistiquée de camouflage actif présente chez de nombreux organismes marins, notamment les poissons, les calmars et les crustacés, qui vivent dans la zone crépusculaire de l'océan (entre 200 et 1 000 mètres de profondeur). Dans cette zone, la lumière provenant de la surface est suffisante pour que les prédateurs, regardant vers le haut, repèrent les contours sombres de leurs proies sur le fond plus lumineux de l'eau. Pour contrer ce phénomène, les animaux utilisent leurs photophores ventraux afin de produire une luminescence. Ils doivent contrôler avec précision l'intensité, la couleur et la distribution angulaire de cette lumière pour se fondre dans le champ lumineux ambiant, qui varie en fonction de la profondeur, de l'heure et de la clarté de l'eau.

De nombreuses espèces possèdent des photophores spécialisés, dotés de lentilles, de réflecteurs et de filtres colorés, qui leur permettent d'ajuster finement la lumière émise. Elles possèdent également des cellules photosensibles, parfois situées sur leur face dorsale, voire à l'intérieur même des photophores, afin de mesurer la lumière incidente et d'adapter leur émission en conséquence. Le poisson-hachette en est un exemple classique : ses photophores hautement spécialisés lui permettent de devenir quasiment invisible vu du dessous. Cette solution biologique au problème de la silhouette est bien plus efficace qu'une simple pigmentation et représente une remarquable adaptation évolutive à l'environnement visuel unique du large.

UNESCO Nomenclature: 2505
- Ethologie

Taper

Stratégie biologique

Perturbation

Incrémentale

Usage

Créneau/spécialité

Précurseurs

  • compréhension de la propagation de la lumière dans l'eau
  • théorie évolutionniste de la sélection naturelle et de l'adaptation
  • observations de la dynamique prédateur-proie dans les écosystèmes marins
  • développement de submersibles et de caméras sous-marines pour l'observation en eaux profondes

Applications

  • camouflage militaire pour avions et navires (par exemple, le projet de lumières Yehudi pendant la Seconde Guerre mondiale)
  • technologie furtive pour sous-marins et véhicules sous-marins autonomes
  • sources d'inspiration pour les systèmes de camouflage dynamiques en science des matériaux

Brevets:

NA

Idées d'innovations potentielles

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Voir aussi : contre-illumination, camouflage, bioluminescence, mésopélagique, photophore, silhouette, biologie marine, prédateur-proie, adaptation, poisson-hochet.

Contexte historique

Camouflage contre-illuminateur

1950
1960
1970
1970
1978
1980
1980
1950
1950
1960
1970
1975
1980
1980
1982

(si la date est inconnue ou non pertinente, par exemple « mécanique des fluides », une estimation arrondie de son émergence notable est fournie)

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